Lillia baudi artiste affresco

Lillia_Baudo

« L’expression de la matière »

 

Pour comprendre cette pratique, il faut revenir à l’origine du mot « fresque ». Ce dernier est issu de l’italien affresco, signifie peindre « dans le frais ».

 

L'application des pigments doit être réalisée directement dans l’enduit mouillé, ce qui ne laisse aucune possibilité d’effacer.

 

"La nature exceptionnelle et lumineuse procurée par la chaux en séchant me permet d’avoir un dialogue avec la matière, de la ressentir mais aussi de la laisser se dévoiler."

Mais cette technique ne s’arrête pas là, puisque Lillia créé la possibilité de rendre transportable les fresques. Ces « murs nomades » sont de véritables morceaux de murs déplaçables.

 

Elle recherche « le visage de l’âme ou du lieu » dans ses créations et aide à sublimer cet espace et le rendant visible dans la matière, qui porte désormais un nom : c'est le "Mur signâture".

BOOK 2022

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Lillia_Baudo

La fresque pour langage

Pour Lillia, le dessin a été son unique mode d'expression jusqu’à ses cinq ans, son besoin de formation lui a permis d’approfondir les techniques : le contour à l’école d’art graphique de Montpellier et la forme à l’école supérieure de peinture décorative de Versailles.

 

Mais le langage que représente l’art plastique n’est pas théorique et Lillia le comprend depuis toujours, sachant le traduire de façon instinctive. La maitrise des techniques, dont le graal demeure la fresque à « fresco. » Cette technique ancienne apporte une atmosphère mystérieuse. L’exécution est physique jusqu’à la pose des pigments dans l’enduit mouillé : dans « le frais. » Cette préparation offre un lâcher prise salutaire qui permet à l’artiste de ressentir la matière.

 

Ses fresques portatives à l’ancienne « les murs nomades » sont exposées dans de nombreuses galeries à Cannes, Cluny, La Baule dont la galerie Neel à Paris, place des Vosges, et sur des murs prestigieux, souvent monuments historiques, tels que La Corderie Royale, La poudrière ou l’ancien consulat de France en Chine.

 

Suite à des choix techniques, la fresque à « secco » (ou peinture murale) est privilégiée, telles les toiles sur châssis au musée Régional de Fouras (Nouvelle Aquitaine), la tour des Thermes de Saujon, le centre d’art international de Tucheng en Chine ou le restaurant

« Jules Verne » de la tour Eiffel.

 

Que ce soit à « fresque » ou en peinture murale, Lillia recherche « le visage de l’âme » dans ses créations et les lieux.

 

Ainsi, au-delà de la matière ou de la technique employée, c’est sa propre sensibilité qu’elle met au service du mur qu’elle doit révéler, le laissant ainsi se dévoiler…